BLOG : ART, ARTICLES & SOPHROLOGIE

Ce Blog a pour vocation de diffuser des articles et des réflexions sur la sophrologie, ainsi qu'une mise en lien de celle-ci avec des oeuvres lui étant parfois, en apparence, étrangères. Ceci, dans le but de vous faire appréhender plus facilement ses notions. Vous êtes cordialement invités à donner vos impressions et à partager vos expériences!

  • Une notion de "Résultat"

    Partage d'une jolie trouvaille au détour d'un couloir de métro,

    "C'est de ta soif / que naît la source.

    Ainsi commença la mer." le-chant-de-l-oiseleur-2.jpg


    Extrait de "Le Chant de l'oiseleur" André Rochedy - Cheyne éd. 1993

    et intéressante parabole, me semble-t-il, pour offrir une réponse aux questions que l'on me pose parfois concernant les "résultats" que l'on peut espérer de l'entraînement sophrologique.

  • 21 Décembre 2012. Mais de quelle apocalypse parle-t-on?

    A voir et à entendre le relais que font la plupart de nos chers médias de cette « imminente fin du monde », on pourrait croire que c’est le monde entier qui se tient en haleine - quand il ne s’agit que d’une poignée de gens, bien éparpillée sur le globe certes, mais numériquement infime… Intéressant de constater l’écho que leur voix a trouvé dans les contingences de la Masse.

    Pourquoi cette place de choix ? Est-ce juste une occasion de se divertir, comme au cirque ? De se cultiver et de s’intéresser à une civilisation ancienne (ça, c’est pour rire) ? De se rassurer sur soi en observant la « folie » des autres ? Ou tout simplement de servir les intérêts de quelques Picsous en mal d’égo et d’argent frais ?

    Mais qu’on y croit ou pas, plus ou moins anxiogène, cette date est entrée dans nos esprits.

    Et sous l’avalanche de prédictions horrifiques mayas ou piteuses euh, pardon… pythiques  ou noyés sous le  raz-de-marée d’«exactes » interprétations de quelques obscurs « savants »-  ou visionnaires du trou du cul du monde- on pourrait bien y voir une apocalypse de l’esprit et de la raison.

    Pourtant ce constat serait-il vraiment le plus intéressant de cette histoire ?

    Et la frénésie qui agite la petite horde d’hommes et de femmes à l’approche de ce jour « fatidique », est-elle si éloignée de la démangeaison de masse des Monsieur-et-Madame-tout-le-monde qui leur prête une oreille?

    nb-espoir.jpgNe peut-on y voir, plus ou moins exacerbés, les signes d’un profond mal de vivre ? D’une envie de tout recommencer à zéro ? De se réinventer ? D’échapper à des systèmes si complexes et si profondément installés qu’ils semblent immuables ? Et le degré de croyance en ces prophéties n’est-il pas proportionnel au degré de lassitude ou de désespoir ?  

    Des visions… sur lesquelles nous n’avons aucune prise : Ça doit arriver parce que c’est écrit dans le ciel, dans les feuilles de thé, dans les écailles d’un poisson ou dans un vieux calendrier qu’on croit savoir lire. Aucune responsabilité de notre part dans les événements à venir.  

    L’apocalypse, cela fait peur mais ce serait quand même assez pratique finalement… Ce grand fantasme de la Fin ne cacherait peut-être rien d’autre qu’une tentation de se dédouaner d’un passé pesant ou d’une vie, d’un monde,  qui ne correspondent pas aux espoirs qu’on y mettait... Une apocalypse pour tirer sa révérence sans culpabilité… Plus d’avenir pour une humanité où l’on ne se sent plus ou pas assez « acteur ».

    A l’inverse, on peut alors envisager ces prophéties d’une apocalypse comme un espoir déguisé, de remettre les pendules à l’heure, un remède, quand on a perdu son cap ou tout simplement sa place.

    « L’avenir tu n’as pas à le prévoir, tu as à le permettre. » Saint Exupéry en écrivant cela, a bien jeté son pavé dans la mare.  « Permettre », tout est là : ça ne tient qu’à nous. Notre responsabilité individuelle est engagée. A nous de veiller à ne pas nous perdre, à ne pas nous laisser dévorer, à ne pas nous laisser déposséder du rôle que nous pouvons tenir, aussi minime soit-il.  A nous de veiller à rester à l’écoute du monde, à maintenir les équilibres…pm9czdq6.jpg

    Certes nous ne maîtrisons pas tout, bien loin de là… mais nous pouvons concourir à plus d’harmonie avec les éléments qui nous entourent et entre nous, individus de la même espèce…

    Prenons soin de nous pour pouvoir prendre soin des autres. Voilà aussi pourquoi, une démarche vers plus de Bien-être est importante, quelle que soit sa forme.

    J’espère que « les survivants » de cette apocalypse du 21 (et de combien d’autres avant !) que nous serons tous le 22 décembre, iront vers ce renforcement de leur sentiment d’exister, pour donner à leurs vies, et à celles des autres, leur juste dimension et toute  l’amplitude à laquelle elles ont droit.

    Sophrologiquement vôtre.

  • Sophrologie & Littérature 1 : L'école du Positif

     "Et qu'on ne m'énerve pas avec ces racontars philosophiques qui prétendent que le bonheur est toujours pour demain. Respirer est un bonheur, et voir est un bonheur, et marcher, et peindre, évidemment, et boire des vins forts et fumer et baiser et même peiner et se battre. Naître au monde est un bonheur dont je ne connais pas d'égal, sous tous les soleils et dans tous contextes, et s'aviser que le monde existe et que j'y ai ma part est encore une forme avancée du bonheur, ce monde fût-il construit au-dessus de l'abîme. Tout est bonheur, ou rien ne l'est, cela tient uniquement au regard que l'on porte sur les choses. Il n'est nulle raison au bonheur, et nulle raison de le réfuter. Importe seulement l'autorisation au bonheur que chacun s'accorde ou se refuse. Imaginez un monde où les hommes s'autoriseraient d'eux-mêmes à saisir le bonheur quand il s'offre, et à s'y épanouir, ici, et maintenant. Imaginez un peu!"

    Extrait de "Le vif du vivant" Lydie SALVAYRE, éditions CERCLE D'ART

    J'aime beaucoup ce texte qui, bien qu'il lui soit étranger, laisse percevoir de façon très "musclée" certes, et un brin excessive, certains principes fondateurs de la Sophrologie. Je trouve fort jouissive cette affirmation d'un bonheur où l'on ne vit ni "tiède" ni "anesthésié". Ce bonheur, loin d'être bêtifiant et construit sur notre capacité à vivre pleinement chaque geste à chaque instant, "contamine"  et dynamise tout ce qui en nous ne demande qu'à chanter. 

    Evoquons ici un principe fondamental, qu'en Sophrologie on appelle le principe d'action positive. Il considère que toute action positive se répercute sur tous les éléments psychiques de notre être. Si nous construisons une personnalité où les éléments positifs (dans nos sensations, nos souvenirs, nos projets...) sont valorisés et recherchés avant les problèmes, nous nous permettons d'envisager notre avenir plus sereinement. Ainsi, ce regard (positif) que l'on porte sur les choses, par sa volonté affirmée et par sa répétition, s'intègre progressivement à notre quotidien, pour devenir une attitude de vie.

    Cultivons donc au maximum les bons moments pour recueillir en nous toutes leurs vertus!


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  • Sophrologie & Littérature 5: Entraînement


    Développer notre capacité à VIVRE pleinement chaque instant, chaque situation, est un des buts de l'entraînement sophrologique. La qualité de nos perceptions s'affine, la conscience de notre Être grandit, notre relation au Monde évolue... Cette capacité à s'accueillir, et le regard neuf qu'il permet de poser sur soi et sur le monde, deviennent une source de créativité intarissable, car sans cesse renouvelée. Je trouve une grande parenté entre cet entraînement et celui enseigné à son élève par ce grand maître calligraphe, tel qu'il est décrit dans ce splendide témoignage.

    "Il m'a aussi enseigné à vivre les moindres gestes de la vie quotidienne, car c'est en eux que le peintre trouve son inspiration. Une réceptivité totale nous rend attentifs aux vibrations des choses, à la nuance de l'aube. Il m'a appris, en me levant, à sentir la petite brume matinale qui varie chaque jour. Elle éclaire un aspect de soi encore inexploré, un sentiment ignoré. "On enrichit sa peinture en vivant pleinement l'humeur du jour" disait-il..."


    Passagère du silence-Dix ans d'initiation en Chine  Fabienne VERDIER, peintre, éd. ALBIN MICHEL

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  • Sophrologie & Littérature 4

    "Il est difficile au milieu du brouhaha de notre civilisation qui a le vide et le silence en horreur d'entendre la petite phrase qui, à elle seule, peut faire basculer une vie: "où cours-tu?" Il y a des fuites qui sauvent la vie: devant un serpent, un tigre, un meurtrier. Il en est qui la coûtent: la fuite devant soi-même. Et la fuite de ce siècle devant lui-même est celle de chacun de nous. "Où cours-tu?" Si au contraire nous faisions halte - ou volte-face -, alors se révèlerait l'inattendu: ce que depuis toujours nous recherchons dehors veut naître en nous".

     Extrait de "Où cours-tu? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi?" Christiane SINGER, éd. ALBIN MICHEL

    La réponse proposée à l'interrogation de ce texte est un arrêt sur soi-même, capable de développer la conscience de nous-même, afin de libérer notre potentiel et de nous faire accéder à la pleine dimension de notre existence. 

    La sophrologie ne procède pas autrement et, grâce à ses techniques précises, nous offre des clés pour installer et affiner cette exploration de soi.  

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  • Sophrologie & Littérature 3


    Installer le calme intérieur. Ne rien faire. En fait, s'offrir la possibilité d'ouvrir son "champ des possibles" pour écouter, percevoir ce qui ne demande qu'à se révéler. Tout est déjà là, il n'y a qu'à se rendre disponible. Voilà aussi une expérience sophrologique. 

    "J'ai fait connaissance des nuits simples. Délectables. Des nuits sans rêve particulier. Des nuits où personne ne cogne à votre porte ni à votre mémoire, où aucun klaxon, aucun téléphone ne raie le silence. [...] Ainsi cette nuit s'est approchée de moi d'un pas glissé, confiant. L'envie de faire quelque chose, de lire une lettre, de fureter dans un tiroir m'a quittée tôt. Mon lit dont une main attentive a rabattu un coin de drap vient à ma rencontre comme une barque sous la lune. Tout semble prêt pour la traversée, et pas une once d'appréhension. Quelque chose est préparé là depuis le début des temps pour m'accueillir. [...] De pareille nuit, qu'y aurait-il à dire, pensent le naïf, l'aventurier, l'amant? Or c'est l'absence de reliefs et de contrastes qui affine la perception, laisse différencier des nuances jusqu'alors indécélées; j'entre dans la zone où ce qu'on appelle blanc a quatre-vingt-dix-neuf qualités dans la langue des inuits. Sous la paupière s'ouvre un autre regard."


    Extrait de "les sept nuits de la reine" Christiane SINGER, éd. ALBIN MICHEL

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  • Sophrologie & Littérature 2 : Valeur de l'instant Présent

    La Sophrologie, c'est développer sa capacité à VIVRE PLEINEMENT L'INSTANT PRESENT

    On retrouve dans ce texte, la beauté, la profondeur, l'intensité de cette formidable expérience du Présent, qui met en abîme le Passé et donne sa place à l'homme parmi les hommes... Exemple d'une expérience de rencontre profonde entre le corps et l'esprit, telle qu'elle est recherchée en Sophrologie, avec le talent d'un grand Monsieur et Poète...

    "Le pouce gauche sur le poignet droit, je sens battre mon coeur. Un long moment je reste à l'écoute de ce rythme fidèle et impérieux qui m'accompagne depuis ma naissance et constitue la trame de mon existence. A travers la séquence ininterrompue des parents et des grands-parents qui me l'ont légué, ce battement sous mon pouce me relie directement au passé lointain de la vie terrestre et m'insère dans une histoire qui dure depuis des centaines de millions d'années. je m'inscris dans ce moment précis de l'histoire du monde. Comme tant d'autres auparavant, il s'éteindra tandis que d'autres s'allumeront. Vertige de cette formidable aventure de la vie sur la Terre."


    Extrait de "L'espace prend la forme de mon regard"  Hubert REEVES, astrophysicien, éd. SEUIL

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  • Parfum de sophrologie

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    "L'homme en proie à la paix se couronne d'espoir" - Picasso/Eluard

  • En chemin vers l'Être

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    Reproduction d'une pierre gravée, vallée de la Camonica, Italie, IIIè-IIè millénaire


    Ce labyrinthe, formant en son centre un visage, est un parfait symbole du chemin d'évolution suivi par un homme tout au long de sa vie.

    Dans le processus d'évolution de la SOPHROLOGIE, on s'oriente vers un Mieux-Être, qui nous conduit à un Bien-Être, qui lui-même nous permet d'accéder à notre Être véritable.

  • Expériences sophrologiques

    Beaucoup pratiquent la SOPHROLOGIE sans le savoir...

    et ça n'a rien d'étonnant, puisque grand nombre de ses techniques s'appuie sur notre capacité à "somatiser" les bonnes choses! Et oui, nous entendons souvent ce terme de "somatiser" (intégrer physiquement un élément psychique) lorsqu'il s'agit d'éléments négatifs (la mauvaise nouvelle qui nous "assomme", la peur qui noue l'estomac...) mais sachez que cela marche aussi en sens inverse! Et c'est un art précieux que de savoir le maîtriser. Ainsi, lorsque nous nous plongeons dans la brochure de voyage pour organiser nos futures vacances, dans la contemplation d'un paysage qui nous fait rêver, ou au restaurant, dans un menu qui nous fait saliver, nous nous "nourrissons" physiquement des bonnes sensations que nous procurent ces éléments déclencheurs... et nous sommes dans la SOPHROLOGIE!

    On comprend tout de suite mieux pourquoi il est si important de se ménager des plages de plaisir, de s'octroyer des respirations, de s'accorder du temps car sous l'apparence de la légèreté et de l'insousciance, ces instants constituent le terreau de notre bien-être et fertilisent tous les aspects de notre vie!  (F.C.)

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