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BLOG : ART, ARTICLES & SOPHROLOGIE

Ce Blog a pour vocation de diffuser des articles et des réflexions sur la sophrologie, ainsi qu'une mise en lien de celle-ci avec des oeuvres lui étant parfois, en apparence, étrangères. Ceci, dans le but de vous faire appréhender plus facilement ses notions. Vous êtes cordialement invités à donner vos impressions et à partager vos expériences!

  • Article: La Sophrologie caycédienne

    Parce que je suis issue d'une école caycédienne, je partage aujourd'hui un article paru sur le site www.doctissimo.fr, qui présente la sophrologie caycédienne, c'est à dire la sophrologie respectueuse des fondements de son créateur, le professeur Alfonso Caycedo. Cet article a le mérite d'être concis et présente la nouvelle définition, plus claire et plus accessible, qu'en donne Natalia Caycedo, qui a pris la relève de son père pour diriger ce grand navire. 

    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/medecines-douces/articles/15927-sophrologie-caycedienne.htm

    Je souhaite juste apporter quelques nuances à cet article, parce qu'elles définissent également la sophrologue que je suis.

    - Je suis tout à fait d'accord avec l'énoncé que la sophrologie est incompatible avec la passivité. L'expérience me démontre régulièrement que si une personne vient en attendant tout de son sophrologue, sans s'engager, c'est à dire en ne pratiquant pas un minimum les techniques qui lui sont communiquées, rien ne se passera... ou pas grand chose. Il faut être très clair sur ce point. Cela n'a rien à voir avec les qualités ou les capacités que l'on croit avoir, ou pas, mais plutôt avec le niveau de désir que l'on a d'évoluer

    - D'autre part, un point m'égratigne dans cet article, qui touche à la perception que l'on a des gens qui viennent à nous, sophrologues: l'article dit qu'ils sont pour nous des "clients" et non des "patients". Je ne peux acquiescer. Comme le mentionne l'article, la relation qui lie un sophrologue à son interlocuteur s'appelle " l'alliance sophronique ". Elle est basée sur la confiance et la bienveillance. Je ressens difficilement ces valeurs dans le terme de "client", qui ne valorise pour moi que l'aspect financier du service rendu, alors que "patient" me semble plus respectueux de ces notions fondamentales, y ajoutant celle de la "patience" et à travers elle, la notion d'évolution. Sans être médecin, je crois qu'être sophrologue ne se limite pas qu'à une simple transaction...

    - Pour finir, un dernier point concernant les contre-indications: Il n'y en a quasiment pas sauf une: la condition d'être en possession de sa conscience! Puisque nous travaillons par elle, sur elle-même! Ainsi, quelqu'un en état d'ébriété ne sera donc pas apte à suivre une séance de sophrologie... entre autres exemples.

  • Article : Sectes, quand elles s'attaquent à notre santé


    Voici un article intéressant paru le 16/04/2013 sur le blog d'Essentiel Santé Magazine, sur les signes de dérive (concernant toutes les pratiques) qui doivent vous alerter...


    J'espère à cette occasion faire comprendre à ceux qui le croiraient encore (heureusement, ils sont de moins en moins nombreux), que la Sophrologie n'a jamais rien eu à voir avec une secte, et qu'elle a été victime, lors de scandales il y a quelques années, d'une confusion de son nom avec celui, phonétiquement proche, d'un mouvement sectaire que je ne nommerai pas pour éviter sa publicité, ainsi que du tort causé par certains praticiens fantaisistes auto-proclamés. Bien au contraire de l'emprise, parmi les valeurs défendues par la Sophrologie, on trouve la connaissance et l'autonomie auxquelles chacun a droit pour vivre sa pleine existence. Un sophrologue se détournant de ces valeurs, ne pratique plus la Sophrologie! 

    Petite mise au point : un sophrologue n'est pas habilité à prescrire ni à modifier un traitement médical (sauf s'il est également médecin); la Sophrologie est apolitique et laïque (vous entraîner dans un mouvement ou croyance quelquonques est contraire à son éthique); elle ne comprend pas de massages (sauf si le praticien l'associe à sa spécialité de kiné par exemple); elle n'implique pas de contact physique avec le sophrologue, ni de se dénuder;  elle peut se pratiquer parallèlement à d'autres disciplines et ne nécessite aucune exclusivité (au contraire, elle se révèle souvent très complémentaire!); le tarif des séances est établi au début de la cure et aucune dépense ultérieure n'est à prévoir (pas d'accessoires); enfin comme pour toute discipline, un sophrologue reçoit une formation spécifique, vous pouvez demander à voir ses références. 

    Et pour finir de vous en convaincre, vous n'avez qu'à essayer au moins une fois... si vous y prenez goût, vous restez libre d'arrêter quand VOUS le décidez.

  • Une VOIx pour un VOYage intérieur

    Portés par "l'En-chanteuse" Sainkho Namtchylak...

  • Sophrologie & Sommeil

    A l'occasion de la prochaine édition de la "Journée du Sommeil",  le 22 Mars 2013, juste quelques rappels...

    Car si la Sophrologie propose des techniques capables de répondre à différents troubles du sommeil (difficultés d'endormissement ou de réveil, éveil(s) nocturne(s)...), il n'est pas inutile de rappeler qu'il existe une hygiène du sommeil à respecter, et que de nombreux maux pourraient souvent être prévenus avec un minimum d'attention.

    Points de base: Un endroit calme à température idéale autour de 18°C; aérez la pièce régulièrement; surveillez la qualité de votre literie. 

    - Que votre chambre soit dédiée au sommeil ou que la pièce accueillant votre repos, le devienne durant quelques heures: Dans votre chambre, bannissez les écrans (télé, consoles, ordinateurs, tablettes...). En général, essayez de limiter les appareils électroniques (même un radio-réveil n'est pas idéal...) Pour ceux qui dorment dans une pièce de vie (par exemple dans un studio), essayez d'éloigner au maximum les différents appareils de votre lit et pensez à les éteindre plutôt que de les laisser en veille (ce qui limitera les sources lumineuses, la pollution des ondes et des bruits). Faites l'obscurité (rideaux occultants s'il le faut, volets) qui permet de favoriser le sommeil profond. 

    sieste.jpg

    N'oubliez pas que durant votre sommeil, votre cerveau, même si vous n'en êtes pas conscients, perçoit et réagit aux stimulis extérieurs. Ainsi, moins il y aura de manifestations parasites, meilleure sera la qualité de votre repos

    -  Mise en condition pour bien dormir: Tentez d'installer une régularité dans vos heures de coucher et de lever. Dînez (si possible léger) au moins 2 heures avant le coucher. Consacrez la demi-heure avant de vous mettre au lit à une activité calme (évitez la stimulation intellectuelle d'un travail, la lumière excitante de l'ordinateur même pour des jeux...) Glissez tranquillement vers le sommeil en écoutant une musique que vous aimez, en vous plongeant dans un livre (peut-être pas un thriller...) ou une revue qui vous fait plaisir..., en vous relaxant... A vous de trouver vos codes et d'inventer vos propres rituels d'endormissement. Et bien sûr, répondez aux signes de votre fatigue! (bâillements, yeux qui pleurent, difficultés d'attention...) Les ignorer revient à ignorer son cycle de sommeil... et ça se paye.

    Faites de votre coucher un moment de plaisir bien à vous, ou de partage privilégié avec votre conjoint, et non une contrainte! Et rappelez-vous que ce temps du sommeil clôt une journée et en augure une autre! Profitez-en pour faire physiquement et mentalement peau neuve, vous sentirez la différence.

    - Eviter les facteurs aggravant les troubles du sommeil: Si vous avez constaté que certains produits agissaient sur votre sommeil, soyez bon pour vous même! Evitez-les ou trouvez des substituts. Pour le café, il y a le décaféiné ou succédanés (dans les magasins bio), le thé Rooibos (d'Afrique du sud) est sans théine, etc... 

    Vertus de la courte sieste: Je sais, pas toujours évident de trouver sur son lieu de travail ou dans un lieu public, un endroit, même pendant la pause-déjeuner, pour se reposer. Pourtant, là encore, on peut être inventif. D'abord, pas besoin d'une sieste d'une heure! 10mn, 15mn peuvent suffire pour être efficaces et relancer notre vigilance. Si on peut s'isoler, fermer les yeux en posant sa tête sur son bureau, relâcher le corps en respirant profondément et régulièrement... En dormant ou pas, ce temps sera déjà très profitable. En cas d'environnement bruyant, utiliser des bouchons d'oreille peut apporter une aide... On peut également repérer un café, un resto, (même certains magasins!) à l'atmosphère feutrée permettant de se détendre...  Je me souviens d'une femme qui lors d'états de fatigue intense, trouvait refuge dans le salon d'un hôtel à proximité de son travail, et prenant juste un café, dormait 1/2 heure dans un confortable fauteuil, loin de toute agitation.

     sieste-improvisee-2.jpg

    Très inventif ce monsieur...


    - Savoir clouer le bec de votre (INSUP)PORTABLE!: La panoplie de messageries, SMS et  MMS saura bien conserver vos messages!  Et vous n'avez pas besoin de répondre au doigt et à l'oeil dès qu'il se manifeste! La plupart des appels n'ont aucun caractère d'urgence. En tout cas, il ne mérite pas, sauf cas particuliers, que vous lui sacrifiiez ce temps précieux de votre vie,  cet élément majeur de votre équilibre et de votre bien-être.

     

    Voilà quelques éléments susceptibles d'améliorer considérablement certains déséquilibres du sommeil, et parfois bien plus! Et il existe pleins de petits trucs pour faire de notre sommeil un temps de bien-être profond, sans RIEN sacrifier! N'oubliez pas, par exemple, qu'à notre époque presque tous les films ou émissions télévisuelles peuvent se retrouver sur internet et se visionner quand BON vous semble... (site pluzz, etc...) Alors, plus besoin de se coucher à 1h du matin (avec lever à 7) pour regarder LA bonne émission! ;) F.C.

    Et si vous aussi vous avez des trucs pour améliorer le sommeil, faites nous-en profiter!

  • Article : S'émerveiller, une solution pour être heureux?

    Superbe article, INREES, 06-03-2013

    S’émerveiller, 
    une solution pour être heureux ?

    Savez-vous que s’émerveiller est bon pour l’esprit, mais aussi pour la santé, et que cela nous permettrait de vivre plus longtemps ? Explications avec trois experts en la matière.
    S’émerveiller : les enfants sont extraordinairement doués pour cette capacité. Les regarder s’extasier ou rire à la moindre occasion est un pur délice mais peut aussi nous procurer un brin de nostalgie. Car en grandissant, nous devenons souvent aveugles aux merveilles de la vie. Et pourtant, échanger un sourire, savourer le temps passé avec les êtres aimés, contempler un paysage, écouter le chant des oiseaux, déguster un bon plat… Les occasions au quotidien sont nombreuses. 


    L’émerveillement : de la quête à la conquête


    Le philosophe et théologien Bertrand Vergely, auteur de Retour à l’émerveillement, nous déculpabilise et nous explique que l’émerveillement de l’adulte diffère de celui de l’enfant. Arrivé à un certain âge, l’insouciance est souvent derrière nous et la réalité, parfois difficile, face à nous. La capacité d’émerveillement est alors une quête : « il faut avoir lutté contre soi pour parvenir à cet émerveillement-là. Il faut avoir surmonté la tristesse, la lassitude, la révolte, le désespoir et donc, les avoir rencontrés. » précise-t-il. Une fois cette capacité retrouvée, alors « un miracle s’opère : la vie se met à parler. Comme pour les enfants, avec la même magie. Une magie toutefois enrichie par l’expérience de la vie » ajoute le philosophe. Car pour l’auteur, rien n’est plus important : « on peut être riche, si l’on ne sait pas s’émerveiller, on est pauvre. On passe à côté de l’essentiel, on manque la beauté du monde, la richesse des êtres humains, la profondeur de l’existence. » Pour lui, la vie est un miracle : « Nous devrions être conscients de l’extraordinaire fait de vivre. » Le mot « émerveillement » vient du terme « mirabilia », l’union du mot « miracle » et du verbe « admirer », rappelle l’auteur. Or, selon lui : « quand on prend le temps du regard et de l’admiration, on soigne son âme avant de libérer une véritable générosité. » 


    Les bienfaits de l’émerveillement sur la santé


    Autre condition de l’émerveillement : aimer la vie. Bertrand Vergely estime qu’ « en devenant présent à notre existence, nous allons voir celle-ci dévoiler sa richesse à travers mille détails. » C’est le message que diffuse également Florence Servan-Schreiber, journaliste. Elle a participé à des « cours de bonheur » basés sur la psychologie positive et créés par Tal Ben-Shahar, docteur en psychologie et en philosophie. Un manifeste rédigé en 1998 décrit la « science du bonheur » comme « l’étude scientifique des forces et des qualités qui permettent aux individus et aux communautés de s’épanouir ». Après avoir expérimenté ce programme, Florence Servan-Schreiber a voulu partager son expérience, ses connaissances, et des outils à la portée de chacun, dans un livre intitulé « 3 kifs par jour et autres rituels recommandés par la science pour cultiver le bonheur ». Parmi eux, le carnet de kifs ou carnet de gratitude. Il s’agit d’annoter chaque soir, dans un cahier, juste avant de s’endormir, trois évènements de la journée pour lesquels nous aurions envie de dire Merci ! Un exercice qui nous invite à prendre conscience des trésors et des richesses que nous offre la vie. Pour Florence Servan-Schreiber : « La gratitude libère de l’envie : la reconnaissance de ce que j’ai m’exonère du désir d’autre chose. Cela nous permet de mieux vivre avec ce que l’on possède déjà et d’être plus généreux. Ressentir et exprimer sa reconnaissance est un formidable antidote contre les émotions négatives, l’hostilité, le tourment et l’irritation ». Des laboratoires étudient les bienfaits liés au sentiment de gratitude. Ainsi, d’après le professeur Robert Emmons, les personnes qui tiennent régulièrement un carnet de gratitude « ont gagné quelques heures de sommeil, s’endormaient plus vite, et se sentaient plus reposées au réveil ». rapporte Florence Servan-Schreiber. Mieux vaut donc compter ses kifs plutôt que les moutons en cas d’insomnie, suggère-t-elle avec humour dans son livre. Plus fort encore, être dans la gratitude ou l’émerveillement permettrait de vivre plus longtemps. Pour mener une telle étude, il faut pouvoir étudier un groupe de personnes ayant exactement le même mode de vie et vivant au même endroit. Les chercheurs ont ainsi examiné des lettres biographiques rédigées par les religieuses d’un couvent à l’âge de 20 ans, 40 ans et 70 ans. Des sémanticiens ont analysé la teneur du vocabulaire et quantifié les mots en lien avec les notions d’émerveillement, d’optimisme et de gratitude. Ils ont ensuite étudié leur état de santé. Ils se sont aperçus que les religieuses manifestant le plus cet état d’esprit positif à travers leurs lettres vivaient en moyenne sept années de plus que les autres. Cette étude a été réitérée dans des contextes plus courants et les résultats sont les mêmes. Ainsi, s’émerveiller serait bon pour la santé.


    L’émerveillement et la science, une fenêtre sur l’infiniment grand


    Il y a quelques années, Morvan Salez, ancien astrophysicien au centre national de la recherche scientifique (CNRS), écrivain et auteur-compositeur, travaillait à la NASA dans un centre construisant des sondes d’exploration du système solaire. Il venait d’achever la construction d’un instrument destiné à détecter un rayonnement électromagnétique venant d’objets du ciel, installé sur un télescope au sommet du volcan d’Hawaï. Lorsque celui-ci a émis un signal, l’astrophysicien a bien sûr ressenti une immense joie, mais surtout, il a mesuré, à cet instant précis, l’entière dimension de ce résultat. Des photons provenant d’une autre galaxie venaient de parcourir des millions d’années lumière dans l’espace avant d’être détectés par son appareil. « C’est comme si ce photon que je venais de détecter me reliait directement à cette galaxie, au-delà du temps et de l’espace. Et moi, petit humain, je me connectais à ça. C’était tellement fort que cela m’a quasiment mis dans un état de transe. » confie le chercheur. Les découvertes scientifiques mais aussi biologiques l’émerveillent tout autant que la nature de l’esprit humain ayant permis ces avancées. « Savoir que l’être humain est capable de sonder l’Univers à ses débuts est une source d’émerveillement en soi. »Pour celui qui cultive cet état d’esprit à chaque instant, « j’aimerais tellement que, grâce aux sciences, les gens puissent prendre conscience qu’ils font partie de ce tout et qu’ils ont la chance inouïe de vivre cette expérience. Cela changerait tellement leur façon de voir la vie, d’illuminer leur quotidien. »

    Retour à l'émerveillement, Bertrand Vergely
    Albin Michel (Septembre 2010 ; 326 pages)



    3 kifs par jour, Florence Servan-Schreiber
    Marabout (Février 2011 ; 318 pages) 




  • Une notion de "Résultat"

    Partage d'une jolie trouvaille au détour d'un couloir de métro,

    "C'est de ta soif / que naît la source.

    Ainsi commença la mer." le-chant-de-l-oiseleur-2.jpg


    Extrait de "Le Chant de l'oiseleur" André Rochedy - Cheyne éd. 1993

    et intéressante parabole, me semble-t-il, pour offrir une réponse aux questions que l'on me pose parfois concernant les "résultats" que l'on peut espérer de l'entraînement sophrologique.

  • 21 Décembre 2012. Mais de quelle apocalypse parle-t-on?

    A voir et à entendre le relais que font la plupart de nos chers médias de cette « imminente fin du monde », on pourrait croire que c’est le monde entier qui se tient en haleine - quand il ne s’agit que d’une poignée de gens, bien éparpillée sur le globe certes, mais numériquement infime… Intéressant de constater l’écho que leur voix a trouvé dans les contingences de la Masse.

    Pourquoi cette place de choix ? Est-ce juste une occasion de se divertir, comme au cirque ? De se cultiver et de s’intéresser à une civilisation ancienne (ça, c’est pour rire) ? De se rassurer sur soi en observant la « folie » des autres ? Ou tout simplement de servir les intérêts de quelques Picsous en mal d’égo et d’argent frais ?

    Mais qu’on y croit ou pas, plus ou moins anxiogène, cette date est entrée dans nos esprits.

    Et sous l’avalanche de prédictions horrifiques mayas ou piteuses euh, pardon… pythiques  ou noyés sous le  raz-de-marée d’«exactes » interprétations de quelques obscurs « savants »-  ou visionnaires du trou du cul du monde- on pourrait bien y voir une apocalypse de l’esprit et de la raison.

    Pourtant ce constat serait-il vraiment le plus intéressant de cette histoire ?

    Et la frénésie qui agite la petite horde d’hommes et de femmes à l’approche de ce jour « fatidique », est-elle si éloignée de la démangeaison de masse des Monsieur-et-Madame-tout-le-monde qui leur prête une oreille?

    nb-espoir.jpgNe peut-on y voir, plus ou moins exacerbés, les signes d’un profond mal de vivre ? D’une envie de tout recommencer à zéro ? De se réinventer ? D’échapper à des systèmes si complexes et si profondément installés qu’ils semblent immuables ? Et le degré de croyance en ces prophéties n’est-il pas proportionnel au degré de lassitude ou de désespoir ?  

    Des visions… sur lesquelles nous n’avons aucune prise : Ça doit arriver parce que c’est écrit dans le ciel, dans les feuilles de thé, dans les écailles d’un poisson ou dans un vieux calendrier qu’on croit savoir lire. Aucune responsabilité de notre part dans les événements à venir.  

    L’apocalypse, cela fait peur mais ce serait quand même assez pratique finalement… Ce grand fantasme de la Fin ne cacherait peut-être rien d’autre qu’une tentation de se dédouaner d’un passé pesant ou d’une vie, d’un monde,  qui ne correspondent pas aux espoirs qu’on y mettait... Une apocalypse pour tirer sa révérence sans culpabilité… Plus d’avenir pour une humanité où l’on ne se sent plus ou pas assez « acteur ».

    A l’inverse, on peut alors envisager ces prophéties d’une apocalypse comme un espoir déguisé, de remettre les pendules à l’heure, un remède, quand on a perdu son cap ou tout simplement sa place.

    « L’avenir tu n’as pas à le prévoir, tu as à le permettre. » Saint Exupéry en écrivant cela, a bien jeté son pavé dans la mare.  « Permettre », tout est là : ça ne tient qu’à nous. Notre responsabilité individuelle est engagée. A nous de veiller à ne pas nous perdre, à ne pas nous laisser dévorer, à ne pas nous laisser déposséder du rôle que nous pouvons tenir, aussi minime soit-il.  A nous de veiller à rester à l’écoute du monde, à maintenir les équilibres…pm9czdq6.jpg

    Certes nous ne maîtrisons pas tout, bien loin de là… mais nous pouvons concourir à plus d’harmonie avec les éléments qui nous entourent et entre nous, individus de la même espèce…

    Prenons soin de nous pour pouvoir prendre soin des autres. Voilà aussi pourquoi, une démarche vers plus de Bien-être est importante, quelle que soit sa forme.

    J’espère que « les survivants » de cette apocalypse du 21 (et de combien d’autres avant !) que nous serons tous le 22 décembre, iront vers ce renforcement de leur sentiment d’exister, pour donner à leurs vies, et à celles des autres, leur juste dimension et toute  l’amplitude à laquelle elles ont droit.

    Sophrologiquement vôtre.

  • Sophrologie & Littérature 1 : L'école du Positif

     "Et qu'on ne m'énerve pas avec ces racontars philosophiques qui prétendent que le bonheur est toujours pour demain. Respirer est un bonheur, et voir est un bonheur, et marcher, et peindre, évidemment, et boire des vins forts et fumer et baiser et même peiner et se battre. Naître au monde est un bonheur dont je ne connais pas d'égal, sous tous les soleils et dans tous contextes, et s'aviser que le monde existe et que j'y ai ma part est encore une forme avancée du bonheur, ce monde fût-il construit au-dessus de l'abîme. Tout est bonheur, ou rien ne l'est, cela tient uniquement au regard que l'on porte sur les choses. Il n'est nulle raison au bonheur, et nulle raison de le réfuter. Importe seulement l'autorisation au bonheur que chacun s'accorde ou se refuse. Imaginez un monde où les hommes s'autoriseraient d'eux-mêmes à saisir le bonheur quand il s'offre, et à s'y épanouir, ici, et maintenant. Imaginez un peu!"

    Extrait de "Le vif du vivant" Lydie SALVAYRE, éditions CERCLE D'ART

    J'aime beaucoup ce texte qui, bien qu'il lui soit étranger, laisse percevoir de façon très "musclée" certes, et un brin excessive, certains principes fondateurs de la Sophrologie. Je trouve fort jouissive cette affirmation d'un bonheur où l'on ne vit ni "tiède" ni "anesthésié". Ce bonheur, loin d'être bêtifiant et construit sur notre capacité à vivre pleinement chaque geste à chaque instant, "contamine"  et dynamise tout ce qui en nous ne demande qu'à chanter. 

    Evoquons ici un principe fondamental, qu'en Sophrologie on appelle le principe d'action positive. Il considère que toute action positive se répercute sur tous les éléments psychiques de notre être. Si nous construisons une personnalité où les éléments positifs (dans nos sensations, nos souvenirs, nos projets...) sont valorisés et recherchés avant les problèmes, nous nous permettons d'envisager notre avenir plus sereinement. Ainsi, ce regard (positif) que l'on porte sur les choses, par sa volonté affirmée et par sa répétition, s'intègre progressivement à notre quotidien, pour devenir une attitude de vie.

    Cultivons donc au maximum les bons moments pour recueillir en nous toutes leurs vertus!


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  • Sophrologie & Littérature 5: Entraînement


    Développer notre capacité à VIVRE pleinement chaque instant, chaque situation, est un des buts de l'entraînement sophrologique. La qualité de nos perceptions s'affine, la conscience de notre Être grandit, notre relation au Monde évolue... Cette capacité à s'accueillir, et le regard neuf qu'il permet de poser sur soi et sur le monde, deviennent une source de créativité intarissable, car sans cesse renouvelée. Je trouve une grande parenté entre cet entraînement et celui enseigné à son élève par ce grand maître calligraphe, tel qu'il est décrit dans ce splendide témoignage.

    "Il m'a aussi enseigné à vivre les moindres gestes de la vie quotidienne, car c'est en eux que le peintre trouve son inspiration. Une réceptivité totale nous rend attentifs aux vibrations des choses, à la nuance de l'aube. Il m'a appris, en me levant, à sentir la petite brume matinale qui varie chaque jour. Elle éclaire un aspect de soi encore inexploré, un sentiment ignoré. "On enrichit sa peinture en vivant pleinement l'humeur du jour" disait-il..."


    Passagère du silence-Dix ans d'initiation en Chine  Fabienne VERDIER, peintre, éd. ALBIN MICHEL

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  • Sophrologie & Littérature 4

    "Il est difficile au milieu du brouhaha de notre civilisation qui a le vide et le silence en horreur d'entendre la petite phrase qui, à elle seule, peut faire basculer une vie: "où cours-tu?" Il y a des fuites qui sauvent la vie: devant un serpent, un tigre, un meurtrier. Il en est qui la coûtent: la fuite devant soi-même. Et la fuite de ce siècle devant lui-même est celle de chacun de nous. "Où cours-tu?" Si au contraire nous faisions halte - ou volte-face -, alors se révèlerait l'inattendu: ce que depuis toujours nous recherchons dehors veut naître en nous".

     Extrait de "Où cours-tu? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi?" Christiane SINGER, éd. ALBIN MICHEL

    La réponse proposée à l'interrogation de ce texte est un arrêt sur soi-même, capable de développer la conscience de nous-même, afin de libérer notre potentiel et de nous faire accéder à la pleine dimension de notre existence. 

    La sophrologie ne procède pas autrement et, grâce à ses techniques précises, nous offre des clés pour installer et affiner cette exploration de soi.  

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