Concilier infos quotidiennes et Bien-Être

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Je suis frappée, comme beaucoup, par le flot ininterrompu de nouvelles relayées par la télévision, la radio, les journaux, l'internet... sans compter les commentaires du voisin à qui on avait pourtant rien demandé, ceux des commères à l'épicerie, de voyageurs dans le métro, des collègues au bureau, des amis, de la famille et encore tout ce qu'on a glané en marchant dans la rue, les gros titres des magazines, les affiches officielles ou sauvages, les tracts dans les boites aux lettres, nos téléphones... j'en oublie forcément. Il est vraiment très difficile d'échapper à "l'Information". 

Cette information quotidienne est sensée nous apprendre ce qui s'est passé dans le monde, à côté de chez nous ou à l'autre bout de la terre (beaucoup de ses nouvelles étant délivrées quasi en direct pour être "au plus près" des événements). Elle nous est la plupart du temps donnée par des gens de métier (journalistes, reporters, photographes...) qui, par le biais de rubriques, chroniques, émissions, etc, filtrent ce qu'ils jugent devoir ou pouvoir intéresser le grand public, analysent (plus ou moins) l'événement pour juste nous "aider à comprendre" ou "alerter", "témoigner", "questionner", "supputer des conséquenses", enfin tout ce qui pousse certainement à la vocation d'exercer ces métiers.

Loin de moi le dessein de critiquer ceux dont l'information est le métier ou de porter un jugement qualitatif sur ces professions importantes. Cette entrée en matière est destinée à souligner l'omniprésence de "l'information" dans nos vies et rappeler aussi qu'elle est le fruit de choix réalisés pour nous, lecteurs, spectateurs ou auditeurs de tout crin... Il est flagrant que ces choix sont pour la plupart les plus "CHOC" et c'est souvent malheureureusement qu'on estime les plus sombres, les plus inquiétants ou catastrophiques, dignes de capter notre attention. L'accumulation des moyens de diffusion des nouvelles devient alors un terrible amplicateur de ce fonctionnement anxiogène. C'est ainsi que des avalanches de drames, de gravité variable, se déversent sur et dans nos têtes, nos corps, à toute heure du jour ou de la nuit. Alors, comment peut-on encore s'étonner d'entendre régulièrement autour de soi que "ça va mal", certains confessant même que leur vie n'est pas si mal mais "ils ne savent pas", "pas le moral", "découragés", "anxieux"...? Et je ne m'étendrai pas sur ceux qui ne disent rien mais dont les maux physiques témoignent tout autant. 

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Photograph by H. Armstrong Roberts, Retrofile/Getty Images

S'il apparait aisément que la responsabilité des sujets traités implique tous les rouages élaborant, relayant et diffusant ces informations, il est important de signifier la responsabilité de chacun, consommateur de cette information plus ou moins toxique à haute dose et d'insister sur la liberté de filtrage de cette information que nous pouvons exercer pour notre bien-être. Il est tout aussi salutaire de défendre le droit à l'information que le droit de la consommer avec modération. A-t-on vraiment obligation de tout savoir? (ou de le croire...) Quels sont les véritables enjeux dans le fait de connaître tous les jours, à toute heure, les drames qui se jouent d'un bout à l'autre de la planète? En quoi "mariner" dans des pronostics alarmistes ou des problèmes sans solutions va-t-il nous aider à assumer mieux nos vies et épanouir notre quotidien? Ne constate-t-on pas plutôt l'effet inverse avec une exacerbation du sentiment d'impuissance ou celle de nos peurs? Il ne s'agit bien évidemment pas de faire ici une apologie de l'ignorance ou de l'obscurantisme mais d'apprendre à se préserver

- Adopter, cultiver une hygiène de vie nous aidant à gérer les différents stress que génère le climat ambiant est bien sûr une excellente solution. La Sophrologie possède les outils pour répondre à nos besoins mais on peut également renforcer son action en mettant en place d'autres stratégies. 

- Force est de constater que grand nombre de nouvelles sont répétées régulièrement d'un diffuseur à l'autre sans plus d'enrichissement tout au long de la journée. N'y accordons alors pas plus de temps qu'il n'est utile : CHOISIR sa source d'information prend alors toute sa valeur car nous cessons de nous gaver passivement du tout venant et ce faisant, nous affirmons notre exigence de fiabilité, précision, clarté et analyse concise des faits exposés. Nous développons notre droit légitime de respect pour l'individu doué d'intelligence, et plus seulement le consommateur, que nous sommes. 

- Hiérarchiser nos préoccupations pour garder la bonne distance face aux différents types d'information et cesser de s'émouvoir de sujets sur lesquels nous n'avons aucune prise. Il ne s'agit pas de rester indifférent ou de manquer de compassion mais s'engouffrer dans le malheur ou la misère, à moins de s'engager dans une action précise pour y remédier, ne sera d'aucune aide ni pour les intéressés, ni pour soi-même. Déceler nos priorités nous permettra de mieux conscientiser et développer nos champs d'actions possibles ainsi que de renforcer notre statut d'acteur dans la société où nous vivons.

- Et d'abord, prendre des nouvelles de... SOI! Tant de personnes oublient de le faire! Et cela commence dès le matin, au réveil. A peine sorties du sommeil, surtout si c'est un radio-réveil qui s'en charge, beaucoup se perdent dans l'information extérieure et sa tornade de mots et de maux... Démarrer sa journée en consultant son baromètre intérieur, en prenant conscience de la qualité de sa nuit, de sa respiration, des sensations de son corps allongé, puis assis au bord du lit et enfin debout. Se réjouir d'être en bonne santé ou percevoir ses fragilités et se ménager pour optimiser le bien-être, vivre chaque mouvement pleinement, et si on a un conjoint, des enfants, savourer leur présence, les inciter à être dans cette qualité d'accueil de soi qui permet de mieux partager ce moment, avant que chacun ne s'éparpille pour vivre ses activités... Savoir ce qui se passe en soi avant de savoir ce qui se passe dans le pays ou à l'étranger! Avec cette connaissance, nous n'allons pas à la rencontre des autres ni travailler dans les mêmes dispositions. Nous n'accueillons plus les événements dans le même état d'esprit. Chaque chose s'intègre plus facilement dans notre vie quand on est respectueux de soi, de son temps, de son rythme. Dans la continuité, il est déconseillé de s'abreuver d'images ou de nouvelles perturbantes avant de s'endormir. Clore sa journée sereinement pour préparer celle à venir est aussi vital pour se sentir bien! 

- Privilégier les bonnes nouvelles, les belles découvertes, les projets optimistes... C'est un fait que dans quasiment toutes les formules d'informations quotidiennes, après avoir fait la part belle aux crises, chômages, guerres, meurtres et autres horreurs, il y a le souci de mentionner quelques réussites, de caser des sujets plus légers, voire saugrenus. Les professionnels de l'information sentent bien qu'il ne serait pas possible pour leur public de survivre à un déversement ininterrompu de plomb sans leur ménager quelques respirations. Là encore, nous pouvons décider de nous dynamiser en inversant la proportion et en donnant la dominante aux nouvelles positives, aux actions ou aux projets porteurs de solutions et d'espoir.

Valoriser les informations porteuses de bonnes sensations et qui répondent à nos attirances, choisir le bon moment pour se consacrer à cette ouverture sur le monde, contribuent à affermir nos élans, à développer nos propres projets, à booster notre capacité d'enthousiasme. Nous regardons le monde sous un angle un peu différent du fonctionnement ordinaire. Mais c'est le même monde! Et il ne tient qu'à nous de contribuer à développer cette vision de la réalité. Priorité aux solutions concrètes! Notre intérêt, notre soutien, portent également davantage les chances d'accomplissement de ces actions. Ainsi l'information n'existe plus seulement pour étancher notre curiosité ou nous "tenir au courant" (sur un mode de connexion positive :)) mais elle participe à l'entretien de notre sentiment d'exister et de participer activement à la création du monde dans lequel nous souhaitons vivre. F.C

La chaîne du coeur, s'informer pour mieux agir :  http://www.lachaineducoeur.fr/infos/voir/qui-sommes-nous

Arte Journal à 19h45 (environ 20 mn d'infos concises, analyses efficaces) : http://www.arte.tv/fr/re-voir-le-journal/6322314.html

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Et bien sûr, je vous invite à partager vos propres sources ou informations susceptibles d'enrichir cet article! 

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