Blog : Art, Articles & Sophrologie

Ce Blog a pour vocation de diffuser des articles et des réflexions sur la Sophrologie, ainsi qu'une mise en lien de celle-ci avec des oeuvres lui étant, en apparence, étrangères. Ceci, dans le but de vous faire appréhender plus facilement ses notions. Vous êtes cordialement invités à donner vos impressions et à partager vos expériences!

https://www.facebook.com/FrederiqueChristmannSophrologue

Noël 2017

Je vous souhaite un joyeux Noël et partage avec vous ce texte qui m'a émue et m'a été offert par une suite de jolies coïncidences, en admettant qu'elles existent.

Je suis un gardeur de troupeaux. Le troupeau ce sont mes pensées et mes pensées sont toutes mes sensations. Je pense avec les yeux et les oreilles et avec les mains et avec les pieds et avec le nez et avec la bouche.

Penser une fleur c'est la voir et la respirer et manger un fruit c'est en avoir le sens.

C'est pourquoi lorsque par un jour de chaleur je me sens triste d'en jouir à ce point, et couche de tout mon long dans l'herbe, et ferme mes yeux brûlants, je sens tout mon corps couché dans la réalité, je sais la vérité et je suis heureux.

Extrait de Le Gardeur de troupeaux de Fernando PESSOA

Pour une belle fête, ouvrons-nous à la magie de l'instant !

Fleur de gel neige tome 2

 

NOS ERREURS SONT UNE CHANCE (Clés mag. 03-2013)

Et si cette année, notre premier cadeau était la bienveillance et le pouvoir de reconnaître enfin les vertus de toutes nos expériences? Après tout, pour savoir marcher, combien de fois avons-nous du tomber? Dans tous les domaines de notre vie, parce que nous sommes humains, acceptons de nous tromper et apprenons notre leçon, humblement. Comme l'évoque cet article, nous avons tout à y gagner.

Nos erreurs sont une chance

par Clément Imbert

L’idée de commettre une bourde nous terrorise. Rater nous couvre de honte. Et pourtant! Non seulement l’erreur est humaine, mais elle peut même être une aubaine.

« Dans mon métier, il y a une règle fondamentale pour progresser : il faut être capable d’admettre que nous commettons des erreurs. » L’homme qui tient ce discours ne travaille pas pour une start-up novatrice qui chercherait à sublimer le potentiel créatif des erreurs de ses employés. Non, Arnaud est contrôleur aérien. De la justesse et de la minutie des décisions qu’il est amené à prendre à chaque seconde dépend la sécurité de l’espace aéronautique placé sous sa surveillance. Dans ce milieu où une imprécision peut avoir des conséquences graves, on ne rejette pourtant pas l’erreur : on la considère comme un paramètre essentiel dont chacun doit rendre compte dans un « rapport d’expérience » afin qu’elle bénéficie à tous – et, in fine, ne se reproduise plus. « La pire erreur, la plus dangereuse, serait de refuser l’idée qu’il nous arrive d’en faire », dit-il.

Nous gagnerions sans doute tous à appliquer cette règle au quotidien. Mais voilà : rien ne nous paraît plus dommageable que de nous tromper. Lorsqu’un proche commet une gaffe, on l’apaise pourtant avec un original : « Ne t’en fais pas, l’erreur est humaine » ou en lui rappelant que saint Augustin avançait un humble Fallor ergo sum (« Je me trompe donc je suis »). Mais quand c’est à notre tour, les remèdes de la sagesse antique ou de la psychologie moderne ne nous sont plus d’aucun secours.

Lors d’une soirée, Héloïse a soutenu que le Marsupilami existe réellement, que l’animal jaune et noir, doté d’une formidable queue lui servant de moyen de locomotion et de machine à torgnoles, a été inspiré à Franquin par de vrais modèles vivants. « J’étais sûre d’avoir raison. J’ai aussi dit que j’étais journaliste, que je savais ce que j’avançais. Pendant que je parlais, j’ai vérifié sous la table avec mon smartphone. En fait, je confondais avec les marsouins… » Son envie de disparaître, nous l’avons tous connue. Rien d’étonnant : nous vivons l’erreur comme une faillite personnelle. Nous nous trompons par « inattention, distraction, manque d’intérêt, mauvaise préparation, authentique stupidité, timidité, forfanterie, déséquilibre émotionnel, préjugés sociaux, raciaux, idéologiques ou chauvins, ou bien encore du fait d’instincts belliqueux ou prévaricateurs », énumère Massimo Piatelli-Palmarini, professeur en sciences cognitives (« Inevitable Illusions : How Mistakes of Reason Rule Our Minds », John Wiley & Sons, 1996). De cet inventaire non exhaustif des défauts et faiblesses de l’esprit humain, l’erreur surgit comme une faute dont nous avons appris à nous méfier dès l’enfance.

Car c’est à l’école que nous découvrons ce que nos erreurs peuvent avoir de « grave ». L’élève qui se trompe face au maître en fait la douloureuse expérience, risquant sinon la mauvaise note, au moins l’humiliation du rire de ses camarades. Selon le journaliste et essayiste anglophone Peter Gumbel (« On achève bien les écoliers », Grasset, 2010), cette culpabilisation à outrance de l’erreur est un mal très français. Résultat : nous développons des stratégies d’évitement et prenons le moins de risques possible pour ne pas rencontrer l’échec. Or, la possibilité de se confronter pacifiquement à ses erreurs constitue une étape normale et nécessaire de tout apprentissage. Dans une étude récemment publiée par le « Journal of Experimental Psychology », deux psychologues de l’université de Poitiers ont soumis des élèves de sixième à une série d’exercices trop difficiles pour eux. Ceux à qui on avait expliqué qu’ils pouvaient commettre des erreurs, car ils n’étaient pas censés savoir résoudre ces problèmes, ont obtenu de bien meilleurs résultats. « Un système qui ne valorise que la réussite peut bloquer l’apprentissage par essais et erreurs, explique le professeur Jean-Claude Croizet, coauteur de l’étude. Si l’on apprenait à faire du vélo à l’école, il y a fort à parier que certains enfants n’arriveraient jamais à se servir d’une bicyclette. »

Le champ des possibles

Pourtant, l’erreur a bien des vertus. Elle est même la meilleure façon de progresser. Et cela pour au moins trois raisons. D’abord, le simple fait de reconnaître qu’on s’est trompé est paradoxalement un excellent moyen de se rendre crédible auprès de son entourage. Le sociologue américain Doug Guthrie fait ainsi de la capacité à admettre ses erreurs l’une des principales qualités d’un bon leader. Tony Hayward, l’ex-directeur général de BP au moment de la marée noire dans le golfe du Mexique, a ainsi dû son éviction et son surnom de « serial gaffeur » non pas tant à ses erreurs directes qu’à son incapacité à reconnaître que son entreprise en avait commis.

Ensuite, faire des erreurs est la seule façon d’examiner le vaste champ des possibles. Vinod Khosla, cofondateur de Sun Microsystems et l’un des investisseurs les plus influents de la Silicon Valley, explique ainsi sa réussite fulgurante : « Après avoir emprunté toutes les fausses routes de l’erreur, le seul chemin qui reste à explorer est forcément celui du succès. » Voilà qui rappellerait presque une devise des Shadoks : « Plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. » Chez Dentsu, première agence de publicité japonaise, on est conscient de ce principe : les jeunes cadres se voient volontairement confier des projets sur lesquels ils n’auront d’autres choix que de faire des erreurs, afin d’évaluer leur capacité à en tirer parti.

Enfin, l’erreur est une source infinie de créativité parce qu’elle permet à l’esprit humain de sortir du cadre où le maintient le respect de la règle. Un nombre incalculable de découvertes scientifiques, technologiques ou culinaires ont ainsi été extirpées de zones d’ombre soudainement éclairées par l’erreur (lire l’encadré p. 92). « La mécanique de l’invention, qui permet aux bonnes idées de naître, s’appuie sur l’induction, le raccourci. C’est exactement la même que celle qui nous fait nous tromper. En fait, il y a une parfaite similarité entre le “eurêka !” (j’ai trouvé) et le “caramba !” (encore raté) », analyse Luc de Brabandère, philosophe et mathématicien en charge du développement de la créativité pour le Boston Consulting Group. Gaston Lagaffe, un autre personnage de Franquin, enchaîne bévues et boulettes et s’exclame « M’enfin ! » quand les choses dérapent. Mais c’est l’employé le plus créatif de la rédaction du « Journal de Spirou », ses prototypes de fusées miniatures lui valant même l’intérêt de l’US Air Force.

Bien sûr, toutes nos erreurs ne portent pas en elles la promesse d’une innovation révolutionnaire. Il nous arrive d’en faire des stupides, comme ce lycéen très fier d’avoir correctement rempli sa carte des villes d’Afrique et qui se rend compte, en sortant de l’épreuve, qu’il s’agissait de l’Amérique latine. Il nous arrive aussi d’en faire de douloureuses. De connaître l’angoisse lors d’un choix amoureux : dois-je me livrer à elle, dois-je le quitter, dois-je vraiment l’épouser ? « La peur de se tromper et de le regretter nous paralyse, explique la coach de vie Pascale Biais. Nous ne voyons plus la chance formidable que chaque erreur porte en elle. En jalonnant notre parcours, les erreurs offrent à chacun un chemin individualisé vers la vérité, vers sa vérité. »

Benjamin Franklin, qui était, au moins autant que Gaston Lagaffe, un génial inventeur, écrivait dans un rapport scientifique à Louis XVI : « Peut-être, tout bien considéré, l’histoire des erreurs de l’humanité est-elle plus riche et plus intéressante que celle de ses découvertes. La vérité est égale à elle-même, étroite. […] Tandis que l’erreur est d’une diversité inépuisable ; elle n’a pas de réalité, mais elle est la création pure et simple de l’esprit qui l’invente. »

Lien vers cet article:  http://www.cles.com/enquetes/article/nos-erreurs-sont-une-chance

Lanterne volante chinoise 1

Partage d'un cours extrait Le mur invisible de Marlen HAUSHOFER

Ce roman présente, pour reprendre la quatrième de couverture, "le journal de bord d' une femme ordinaire, confrontée à une expérience-limite. Après une catastrophe planétaire, l'héroïne se retrouve seule dans un châlet en pleine forêt autrichienne, séparée du reste du monde par un mur invisible au-delà duquel toute la vie semble s' être pétrifiée durant la nuit". C' est d'une beauté à couper le souffle. On suit au plus près l'évolution de cette femme, dans son corps, son regard, son écoute et l' on accueille avec émotion les révélations de cette héroïne sur elle-même. Impossible de ne pas se reconnaitre un peu dans ce personnage lorsqu'on accepte d'arrêter de courir et de s'écouter un peu. J'espère que cette oeuvre vous enthousiasmera autant que moi.

..."Quand à midi je regardai par la fenêtre, les arbres étaient déjà saupoudrés de blanc et le soir, quand je revins de l'étable, la forêt s' était transformée en une véritable forêt de Noël et la neige crissait sous mes pas. Au moment où j' allumais la lampe il m' apparut soudain que je ne pouvais plus continuer ainsi. Je fus prise d' un désir irrésistible de capituler et de ne plus m' opposer au cours des choses. J'en avais assez de passer mon temps à fuir et  je décidai de faire face. Je m'assis à ma table et cessai de me défendre. Je sentis se détendre la crispation de mes muscles et mon coeur se mit à battre lentement et régulièrement. La simple décision de céder semblait avoir été efficace. Je me remémorai clairement le passé et j' essayais d'être objective et de ne rien enjoliver..."

Extrait Le mur invisible - Marlen HAUSHOFER, éd. Babel

515cp8sfdrl sx210   Haushofer film affiche

P.s: Une adaptation cinématographique du roman a été réalisée en 2013, particulièrement réussie. Le défi était de taille pour traduire la profondeur et la délicatesse du livre et ce film est plein de poésie. Avis aux amateurs!

 

 

Sophrologie et autres disciplines

A l' heure de choisir et de vous engager dans une discipline, êtes-vous de ceux qui ont du mal à faire la différence entre Sophrologie et Relaxation ? Entre sophrologie et Méditation ou encore Psychologie positive ? Êtes-vous de ceux qui pensent qu'on parle toujours plus ou moins de la même chose ?

Sans entrer dans les détails ni faire d' historique, j' espère que vous trouverez ici quelques réponses simples et claires pour vous orienter.

Tout d' abord, il est vrai que ces disciplines sont cousines mais, c' est un de leurs points communs, elles se sont chacunes élargies en divers courants et pratiques, qui sont restés plus ou moins proches. Ainsi, loin d' être exhaustive dans mes exemples, il existe des différences importantes entre la sophrologie caycédienne (d' origine) et la sophro-analyse, entre les relaxations de Vittoz et de Jacobson, entre la méditation en pleine conscience (mindfulness) et la méditation transcendantale... Les termes sont devenus génériques. Aussi, une fois que vous avez opté pour une discipline, selon votre sensibilité et vos objectifs, il vous appartient de vous renseigner sur les différentes formes qu' elle peut recouvrir... Rencontres ou séances d' essai avec des praticiens sont des moyens simples pour vous aider à déterminer le choix de la méthode ainsi que celui de son mode, groupe ou individuel.

En abordant donc rapidement le sujet des différences et points communs de ces méthodes, contrairement à ce qu' on croit souvent, Sophrologie et Relaxation n' ont pas les mêmes ambitions. Certes, dans les deux approches, on travaille sur la respiration, la présence au corps, la recherche du bien-être et de la paix intérieure... Mais une différence majeure apparait dans le projet de la sophrologie qui tend à rendre celui qui pratique ses techniques plus autonome et acteur de sa vie. Elle vise, par une pratique régulière, intégrée au quotidien, un renforcement de l'équilibre corporel, émotionnel, de ses capacités et des valeurs de son existence. Pour la détente corporelle qu' elle procure, la relaxation constitue un des outils de la sophrologie.

Concernant Sophrologie et Méditation, elles ont là encore des similitudes, même si elles ne les abordent pas de façon identiques, sur l' attention accordée à la respiration, le soin porté à la posture corporelle, le souci de s' intégrer facilement aux situations quotidiennes pour valoriser la force de l' instant présent, la capacité de vivre sa réalité plus "confortablement" en apprenant à se détacher de la virtualité des ruminations ou anticipations négatives. La Sophrologie aborde cependant la temporalité de façon différente, offrant des techniques qui posent une intentionnalité incluant le passé et le futur du pratiquant. Elle propose également des mouvements, lors de relaxations dynamiques, qui lui sont spécifiques, et favorise la somatisation positive de ses expériences.

Tout comme la Sophrologie, la psychologie positive (différente de la pensée positive) vise l' épanouissement plein et entier de l'individu et l' amélioration de ses qualités d' être humain. Ses explorations et son travail sur les émotions s'appuie sur d'autres méthodes, dont la Méditation en pleine conscience, la Cohérence cardiaque et s' expriment par des exercices inspirés d'une vaste palette.

Il  ressort de toutes ces disciplines, qu'elles tirent leur efficacité de leur pratique, par l' expérience vécue (la vivance, en sophrologie) car, pour citer Christophe André, "les concepts ne guérissent pas, c'est l'incarnation des concepts qui guérit", et la répétition régulière de ces pratiques sont autant d' occasions de s'accorder du temps, un temps de douceur et de bienveillance.

Par ailleurs, des recherches en imagerie cérébrale tendent à démontrer que certaines de ces disciplines, auxquelles peut s'ajouter l'hypnose, témoignant d' une aussi grande efficacité, ne passent pas par les mêmes voies cérébrales. Ces études, appelées à se développer dans un avenir proche, pourront alors établir plus précisément les points de concordances et de différences de toutes ces méthodes et permettre d'approfondir leurs champs d'actions.

Derniers conseils : choisissez selon votre coeur et votre sensibilité. Chaque discipline a sa beauté. Engagez-vous dans celle qui vous parait la plus simple à mettre en place dans votre vie car plus elle s' intègrera naturellement à votre quotidien, plus elle aura de chance de vous révéler ses bienfaits !  F.C

Bulles de joie

Séances de groupe à PARIS 15è

Les séances de Sophrologie en groupe que je donne tous les lundis (18h - 19h30) et mardis (09h - 10h30) à l' Association du Parc Georges Brassens, 6/8 place Jacques Marette 75015 PARIS reprennent à partir des 18 et 19 Septembre!

Possibilité d' une séance d'essai (en fonction des places disponibles).

Ces groupes sont limités à 15 personnes maximum. La présence régulière des participants durant l'année est fortement conseillée pour établir une bonne homogénéité du groupe, en tirer les bénéfices et éprouver l' efficacité de la méthode. Aucune tenue particulière à prévoir, sentez-vous confortable.

Téléphonez au 01 45 30 13 82 pour vous inscrire ! Inscriptions et informations sur le fonctionnement de l' association se prennent exclusivement auprès du secrétariat de l' Association du Parc Georges Brassens, par téléphone ou sur place.

Je serai ravie de vous y retrouver!

Images 1

 

Rentrée 2017 ou comment prolonger le bien-être des vacances?

Bonjour à tous,

j'espère qu'après une bonne pause estivale la reprise du travail s'est bien passée, que l'enthousiasme était au rendez-vous et que la belle énergie retrouvée n'a pas été "avalée" dès les premiers jours par l'ampleur, le cumul de vos tâches ou diverses activités. C'est un constat que j'entends malheureusement trop souvent, le retour au quotidien qui sonne le glas de la légèreté et du temps pour soi. Comme si on enfermait et concentrait dans la bulle des vacances tout ce qui nous permet de nous ressourcer (temps, plaisir, écoute intérieure...) et que la vie, dite quotidienne, avec son flot d'exigences professionnelles et familiales, n'avait plus qu'à aller piocher dans cette bulle comme dans une réserve, plus ou moins riche, qui se vide inéluctablement au fil des jours, des semaines où l'on s'agite pour "gagner" sa vie, répondre aux impératifs... et où l'on se met à attendre impatiemment des vacances pour pouvoir refaire le plein!

Si vous vous sentez concernés par ce constat, peut-être est-il temps d'envisager les choses autrement, pour les rendre plus vivables et confortables, non? En réalisant par exemple, que se ménager du temps pour s'écouter, accueillir son intériorité (sensations physiques, état d'âme), n'est pas une perte de temps mais peut vous assurer un ancrage plus profond dans votre réalité et vous permettre de réagir plus en adéquation avec vos vrais besoins, sans faire abstraction des nécessités extérieures. La recherche de l'équilibre n'est pas autre chose que de vous mettre dans les meilleures dispositions possibles pour faire une analyse plus juste des situations que vous vivez et pour apporter les réponses les plus adaptées aux besoins essentiels qui sont ... les vôtres.

Je mets en lien cette petite vidéo où Natalia Caycedo, grande représentante de la Sophrologie caycédienne, que j'exerce, vous donne des pistes pour une pratique simple et fluide, parfaitement intégrée à des rythmes de vie souvent soutenus.

Parce que chaque instant est important et participe à notre construction, installons les bonnes habitudes et les bons réflexes pour vivre un quotidien plus riche et plus enthousiasmant!

https://www.facebook.com/SofrocayFrance/videos/873413042809137/.

Expérience spontanée

Saisissement ce matin. Très inopiné dans ce RER vide, sale et puant où je me laissais porter. Et pourtant. Un éblouissement. La perception de mon coeur se dilatant dans ma poitrine, de chaque cellule de mon corps pesant dans chaque recoin des secondes qui s'égrènent et d'habiter l'instant, totalement. La perception d'une joie immense, d'être cette joie, sa source, son cours. Délice et surprise. Ma tête a cherché à comprendre. J'ai regardé par la fenêtre, reconnu ces paysages disgracieux quotidiennement parcourus, nimbés de soleil, où rien ne semble avoir bougé. Et pourtant. Autour de moi, personne, seul le bourdonnement envahissant de la machine et des effluves très humaines persistantes... Un bonheur intense et spontané s'est invité ici. Sans cause directe. Sans attente. Sans projet. Je suis rentrée chez moi, chargée de ce précieux cadeau du jour. Un état d'être qui demeure, qui me fait respirer, marcher, parler, me nourir de tout un peu différemment.
Je partage avec vous cette expérience car elle témoigne à quel point elle peut être simple et accessible. Peut-être en veillant à cultiver les moyens de se rendre disponible à de telles expériences. Ces moyens? Juste (ré)apprendre à se poser. Respirer. Ecouter. Accueillir l'instant. Indépendemment des contextes et situations extérieures.
A ce bonheur s'ajoute la joie de pouvoir vérifier par une telle expérience, toute ma démarche quotidienne de travail, de sophrologue. Je vis ce que je pratique, ce dont je parle, ce que je partage, au gré de mes propres complexités et de mes épreuves. 
Gratitude pour ce bonheur, insoumis et débonnaire.
F.C.
 
Meteo 1
 
 
 

Nuit humaine

Un souffle de duduk et la nuit parait plus vaste. On appréhende plus simplement la magie de cette expérience où l'on a rien d'autre faire, que de sentir le poids de son corps se poser, sa respiration s'approfondir et s'élargir... épouser progressivement la paix de cet instant et Vivre cette merveilleuse réalité telle que la délivre Marzo Quetzal (Gardien de la tradition Lacandon) au coeur du film "En quête de sens":

"Nous ne sommes pas des êtres humains qui vivent une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels qui vivent l'expérience humaine."

Mais je me tais. La musique de Djivan Gasparian nous conte et nous relie à la beauté de cette expérience mieux que tous mes discours. Belle nuit humaine.

 

Expérience de "sieste acoustique"

En ce jour un peu particulier, j'ai éprouvé le besoin de me soulager d'un quotidien un peu lourd... et j'ai trouvé ce petit coup de pouce dans le cocon de la Maison de la poésie, qui proposait une "sieste acoustique autour de l'oeuvre d'Henri Michaux".

J'ai savouré cette plongée dans l'univers de cet auteur, toujours curieux d'élargir son champ de conscience et de retranscrire des états inexplorés. Lumière tamisée, musique de cinq excellents interprètes se répondant, marriant leurs instruments, leurs voix, disant, scandant, chantant, nous propulsant parfois au coeur d'un road-movie, un peu à la Jarmush (selon ma perception)... Jolie petite alchimie qui opère sur les corps enchevétrés et alanguis de l'auditoire pour certains allongés sur la scène, ou assis. Certains dorment (de légers ronronnements en attestent), d'autres rêvent éveillés, ou rient discrètement, ou... Chacun vit un voyage très personnel. Et c'est cela qui est beau: l'expérience commune qui laisse vivre la singularité de chacun, dans la bienveillance.

D'autres siestes sont organisées dans les mois à venir et je ne peux que vous recommander ces lieux d'abandon partagé et ressourçant.

Sieste littéraire

Siestes acoustiques autour de l’œuvre d’Henri Michaux

 

Siestes acoustiques autour de l’œuvre d’Henri Michaux

Avec Bastien Lallemant, Maëva Le Berre, JP Nataf & Seb Martel, Lecture par Pierre Baux - En collaboration avec Colibris

 

Régulièrement, la Maison de la Poésie invite Bastien Lallemant et ses complices musiciens à inventer une sieste littéraire – ou un concert acoustique mêlé de lectures, à découvrir allongé confortablement, dans la pénombre, et se laisser bercer. Une expérience d’écoute inédite pour laquelle il n’est pas interdit de s’endormir. Cette sieste s’articule autour de la figure du poète Henri Michaux.

Ici, extrait d'un des textes choisis par nos berceurs du jour...

"Ralentie, on tâte le pouls des choses; on y ronfle; on a tout le temps; tranquillement, toute la vie.
On gobe les sons, on les gobe tranquillement; toute la vie.
On vit dans son soulier.
On y fait le ménage.
On n'a plus besoin de se serrer.
On a tout le temps.
On déguste.
On rit dans son poing.
On ne croit plus qu'on sait.
On n'a plus besoin de compter.
On est heureuse en buvant; on est heureuse en ne buvant pas.
On est, on a le temps.
On est la ralentie.
On est sortie des courants d'air.
On a le sourire du sabot.
On n'est plus fatiguée.
On n'est plus touchée.
On a des genoux au bout des pieds.
On n'a plus honte sous la cloche.
On a vendu ses monts.
On a posé son œuf, on a posé ses nerfs.

Quelqu'un dit.
Quelqu'un n'est plus fatigué.
Quelqu'un n'écoute plus.
Quelqu'un n'a plus besoin d'aide.
Quelqu'un n'est plus tendu.
Quelqu'un n'attend plus.
L'un crie.
L'autre obstacle.
Quelqu'un roule, dort, coud, est-ce toi,
Lorellou?"

Extrait de La ralentie, tiré de PLUME précédé de LOINTAIN INTERIEUR de Henri MICHAUX

Article : "Les bains de forêt"

Je partage avec vous cet article qui met en valeur les bénéfices reconnus d'une bonne promenade en forêt... un bel outil de prévention, simple, accessible à tous.

Dans cette immersion boisée, on se redonne la capacité de stimuler nos sens, de laisser errer nos pensées au gré d'une marche délivrée des injonctions du quotidien. Car bien sûr, je parle d'une marche réglée sur son rythme intérieur, où on ne cherche pas à battre de reccord d'endurance ou de boulimie kilomètrique, où l'on s'ouvre à une expérience guidée par la curiosité et l'envie de vivre intensément l'instant, où l'on a donc coupé le cordon du portable, éteint la 3, 4, 5, 6 G... Un bain de forêt qui nous rappelle d'autres êtres avec qui nous partageons cette terre, qui nous relie à la magie du grand tout de Dame Nature. Une promenade où on se sent respirer: un réancrage dans les racines du monde.

Beau w.e à tous et à vos galoches! ;-)

http://japanization.org/les-bains-de-foret-la-solution-sante-miracle-des-japonais/

La foret un lieu de loisirs et dinspiration 750x410

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site